Muchachas de Katherine Pancol. Mucho blabla

La première trilogie a convolé en tête des ventes d’amazon pendant des mois. C’est vrai que j’ai adoré “Les yeux jaunes des crocodiles” et “La valse lente des tortues”. “Les écureuils de Central Park”, par contre, traînaient en longueur et je n’en pouvais plus des tergiversations entre Hortense et Gary, Joséphine et Philippe, Shirley et son prof de piano. Une sorte de je-t’aime-moi-non-plus laborieux et poussif. Mais cela se passait à New York, à l’époque où j’y vivais, et je me réjouissais d’un livre en français retraçant des endroits de mon quotidien.

Puis, amazon nous annonça, à grand renfort de marketing, d’emails et de vidéos promotionnelles que Katherine Pancol sortaient une nouvelles trilogie, “Muchachas”. Habitant cette fois au Mexique, je trouvais trop drôle que l’auteur nous relate, en trois gros pavés, la vie des femmes de ménage mexicaines. Bizarre, en effet me direz-vous… “Muchachas” ne parle bien évidemment pas des tribulations d’employées de maison mexicaines mais se trouve être la suite, extrêmement fastidieuse de la première série. Une histoire en 6 volumes, c’est une sexologie??? J’en doute, cela flairerait trop le 50 Shades mais la première, ou le premier s’il y a des messieurs qui me lisent, qui trouve le bon terme me l’envoie, svp.

UnknownBref, trève de digressions. La loi qui veut que les “suites de…” au ciné soient généralement de gros navets est également valable en littérature. A mon sens, il vaut mieux réduire la voilure, condenser l’intrigue et ne pas diluer la sauce ad libitum. Franchement, qui a aimé les 6ème et 7ème volumes de Harry Potter?

Dans “Muchachas 1”, il est question d’une grande blonde masculine et féline à la fois qui parle aux étoiles et a un fils d’un homme qui est obligé de se cacher. Joséphine et Shirley seraient-elles apparentées et auraient-elles découvert le chainon manquant? Que nenni, mais il faudra attendre le 3ème opus pour comprendre le lien.

Dans “Muchachas 2” qui se passe encore à NYC, de nombreuses erreurs se sont glissées. Hortense n’a pas de longues mèches blondes mais auburn et n’a pas fait ses classes chez GAP mais chez Banana Republic. J’eu pensé qu’Albin Michel aurait les moyens de se procurer des éditeurs et relecteurs dignes de ce nom. Je ne sais pas pour vous, mais moi, ces petits détails ont le don de m’agacer. Tout comme les scènes non raccord au cinéma d’ailleurs.

Bref, j’avais précommandé le troisième volet. Il m’attend chez mes parents mais je ne vais pas sauter dessus dès mon arrivée à Paris. Et j’ose espérer que cet opus sera le dernier de ma sextologie? Sexologie? (toujours besoin de votre aide ici) car il serait de bon ton que Madame Pancol close le sujet. Nous sommes très, très loin du niveau de l’une de ses premières oeuvres, “Une si belle image”.

Comme quoi, le marketing fait vendre.

PS, si vous ne savez pas quoi faire des navets qui encombrent votre bibliothèque, voici un très joli hérisson réaliser par mon fils Aidan que je trouve, perso, beaucoup plus réussi que l’oeuvre originale.

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